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Articles récents

Centons et centaines.

3 Novembre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Un centon est un texte conçu comme patchwork de morceaux d'autres textes ; c'était une pratique en vogue à l'époque médiévale puis au XVIIème siècle. Ce centon est le tissage de vers de poétesses : Emily Dickinson et Emily Brontë, Tsvetaeva et Desbordes-Valmore, Orties, Roman russe et moi. Le premier vers est volé à un poème de Dickinson qui est une forme d'hommage aux sœurs Brontë, avec ce "nous" qui trace un discret lignage de poétesses...

 

Nous ne jouons pas sur les tombes,
Nuages au-delà, nuages au-dessus de nous,
Solitudes au-delà, solitudes plus bas.

Mais nous craignons que vos cœurs tombent,
Les vents sauvages soufflent, plus froids,
C'est l'envol d'innombrables colibris, à la fois.

Et le violoncelle et les cavalcades,
Dites-nous si dans votre monde,
Erre une mémoire calme et profonde.

Et c'est ce grave désir de tout
Que nous nommons : soleils
Que nous saignons colombes.

Si l'on nous demande d’utiliser tous les mots
Qu’ils soient d’avions ou de framboises mûres,
Nous accueillons ceux qui nous viennent.

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JE.

1 Novembre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Miette

Tout ce qui ne te tue pas te rend forte. Tout ce qui t'emmène derrière l'écran te rend meilleure. Tout ce qu'on te propose te réjouit. D'ailleurs c'est là la clef à tourner dans ton âme juvénile ; dans ton adolescence, où tu cherches de quoi nourrir des aspirations vagues ; dont les montagnes sont l'aliment, et les nuages qui les entourent le ressort. Ce qui t'emmène derrière l'écran est une force, l'expérience montre que tu n'en es pas maîtresse, mais pas désolée. Tu rencontres le monde comme il va, tu ignores que les aspirations vagues sont communes et le découvres. C'est ici que la force intervient : te bouleverse et te soulève, t'éduque enfin. Tu n'es plus jeune, car tu vois toute la foule et le peuple. Dans ce bruissement des âmes et cette jouissance profonde, tu coules et t'en réjouis. Tout ce qui t'advient t'était dévolu, comme les montagnes et les nuages qui les entourent.
 

C'est à toi que je.

23 Octobre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

C'est à toi que je parle. Tu me lis, tu me comprends.
Tu poses ta main sur le clavier. Je vois ton œil, tu l'écarquilles ;
Oui, c'est rare. On t'écrit peu de poèmes. Tu en écris pourtant,
Qui s'opposent au silence. Te lit-on seulement ?
Tu te le demandes et tu guettes le pseudo de l'aimée ; le nombre
De lectures. Prend-elle part à ce concert muet.
Tu ne te fais pas d'illusion, bien sûr, mais quand même,
Pour l'offrande d'un poème, qu'espères-tu ?
J'ai pour toi, ce soir, une immense tendresse. Poète
Au cœur gelé et à la main errante. Poète selon mon 
Cœur. Le forum où passent la foule et tes regards
La foule et ton amour, c'est pour toi toute une vie qui
Parle.  C'est toute ta vie, et c'est très simple. C'est le
Silence. Je t'aime tendrement.

FINAMOR encore.

21 Octobre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Je me souviens d'un jour d'été, de menthe fraiche
de mésanges et de lilas
de miracle et de musique
(une valse russe je crois).

Ton visage avait pris la forme de l'éclair
et du pain chaud, de la nuée d'orage
et du sommeil..

Je me souviens de ta rébellion naïve
de ta fierté de muse et de ton sein blanc
couché sous ma lyre.

Poète sénile d'une belle amie
légère et grave je chanterai
ton nom.

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Ils ou bien.

13 Octobre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Bien qu'ils/elles soient fulgurants
Et que la lune les touche
Et qu'on en vienne aux mains
Ça pourrait être un souffle.

Quoiqu'on dise de leur destin
Ils ou bien elles vous touchent
Et ce n'est pas ma bouche.
Ou ça peut être une bouche.

Malgré la force du venin
Je crois qu'en vous je viens
Ça pourrait n'être que pire
Et qu'on ne sache que dire.

Rien qu'une fleur.

9 Octobre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Tu m'as bousculée sur la rambarde.
Ce que tu espères confusément c'est ?
De me faire tomber, puis de me laisser –
Mourir. Sur la rambarde ou sous le train où 
Les nuages ne passent pas, évidemment.

Je réfléchis à l'usage qu'on fait des outils.
Moi je n'en fais pas grand-chose, juste un clou
Planté de travers sur la planche. Je ne fais pas de poésie.

Bien qu'un rictus ne soit qu'une chose, à la fois,
Mais qu'une fleur ne soit rien. Ce n'est pas de la poésie.
Tu me bouscules sous la rambarde, mais qu'espérais-tu ?
Le train ne passe qu'une fois, tôt, le matin. Trop tôt pour toi.
Je m'empresse de l'attraper, pour le nuage, évidemment.
 

FINAMOR seul·e parfait·e amour.

30 Septembre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Il y a des énigmes
dont la clef, 
sous le sol, 
rouille.

Que manquait-il, un-e enfant
dont l'âme ensoleillée,
un-e enfant gorgé-e de
légendes...

Fouille, fouille, fouille.

Et déterre la clef.
Mais hors d'usage.
Mais si complètement 
rouillée.

Qu'un-e enfant dont l'âme
ruisselle, pleure une 
histoire qui n'était pas
la sienne.

Cet amour précis, gâché,
reposait sous le sol et,
comme la clef,
a rouillé je crois...

Je suis cet-te enfant, et je pleure.
FINAMOR seul-e parfait-e amour.

Variations courtes.

29 Septembre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

1.

Souvent je m'effondre
intérieurement

Quand je pense que tu aurais su
toi le seul

Ecrire ce poème que je n'écrirai
jamais

2.

Je ne manque pas de modestie
c'est l'orgueil

Malgré la tendresse 
et le feu

Des années qui passent et sont
passées

3.

Poète à l'enjambement sûr,
la rambarde

Tu disais nous ne sommes
rien

Quelle élégance, active et
inutile

4.

J'avais peur du nénuphar et
du chagrin

De l'enfant qui pleure, 
de la fleur

De l'amour

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Le charme de la mer.

18 Septembre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Rien n'avait de charme
ni ce que nous attendions ni la mer 
n'avaient de charme car rien c'est rien
et la mer roule.

Nous faisions fi des tortues, à la marge
des tortues qui rêvaient sous la vague, des
tortues car rien n'a de charme sous la mer.

Et la mer roulait, sous sa vague les poissons
riaient, entre les pattes d'autres animaux, 
la science végétale est notre alliée.

Rien n'avait de charme ni l'automne
et la mer roule, folles à lier, 
la science du végétal.

FINAMOR...

8 Septembre 2018 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

FINAMOR tu me manques.
J'ai pensé à toi toute la nuit, et le jour...

Tu m'écrivais de derrière la fenêtre et je ne savais pas
que c'était toujours toi. Ta lyre et ta voix.

Je me berce d'illusions sans doute mais tu 
dis tant de choses. Tu dis que c'est pour moi.

Tu dis que tu m'aimes ? Bien sûr, c'est à moi
de plonger sous ta chair et d'exploser 

En milliers de pixels. Tant d'amour c'est trop
j'ai mal quant tu m'écris parce que la vie

Chante. Elle est purulente.
Et quand tu me parles je n'ai

Pas le choix.

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