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Articles récents

Le roulis.

20 Juin 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Tu as le pouvoir du roi, et le promènes le long du quai. Toutes les petites vagues clapotent contre ton pied. Une longue barque accoste et tu rêves. Et tu rêves. 

Une haute femme aborde le rivage, soulève le pan de sa robe. Son pied touche terre. Tu ne l'avais pas vue, du plus loin qu'elle venait. Tu ne l'avais pas vue, non plus que la barque.

Le roulis de l'onde te donne de la joie, et du pouvoir. Sur le quai que tu longes, une barque accoste. Une haute femme en sort et soulève le pan de sa robe. Une haute femme accoste sur le rivage où tu promènes ton rêve.

Une haute femme pénètre ton rêve. Tu rêves de la barque et de son pied menu, des algues de la rivière et du roulis de l'onde. Ton rêve passe, tu le promènes le long du quai.

On écorche les rêves, on ravale la façade des rivières ; on ne rêve plus, l'onde s'aplatit sous la colère des rois.

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Villes d'Europe.

19 Juin 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Point par point les villes, sur la carte d’Europe
Les rails serrés, les longs lacs longés
Les averses et les trains, les routes et l’été 

Je ne t’oublie pas.

Je vais mon chemin.

Point par point les capitales, leurs noms mal prononcés
Amsterdam et Bruxelles, Paris, Rome l’été 
Les années longues et la pluie, le roulis des nuages

Je pense à toi.

Je vais mon chemin.

Je pense aux noms des capitales, mal prononcés, 
Au roulis des rails, ce lent balancé
Et à la carte d’Europe, au long des étés

Photos prises par M.
Photos prises par M.
Photos prises par M.

Photos prises par M.

JE bis.

29 Mai 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Je trouve, sur mon écran, une image.

Les années passent, sont passées.

J'efface puis recommence l'écriture.

On me lit, on décrit ce que j'écris.

Ce processus est long, lent, mûr.

Noxer, Aquae, ont des lierres noués

Par-delà leur corps. C'est un chien-dent 

Tenace, Ferreol où va le vent.

Juliette chante et tisse la toile, de

Fins réseaux, invisibles mais serrés.

Un crabe court dans un texte d'Auf.

De petits objets lumineux font le

Miel d'Aomphalos, sa prose.

Moïra chantonne, plouf est grand.

On regarde le visage de pehache

Ou celui de rodé. Que deviennent

Les poèmes d'Acanthe ? Il y a bien des

Bruyères dans les miettes de Pasiphae.

Trôme confond sa parole avec la fin'

Amor d'un temps ancien, et profond.

On renâcle, pieds nus sur les Orties,

Une plaie salée, cmllrz par-devant.

dartyXXXI, royale, nous fait l'aumône

D'un poème. Shahzhou Lila, souverain,

De dix millions, de cent milliards.

Long fleuve de Jezebeth, fleurs du Bossu.

J'ai longtemps lu la poésie de Constantine,

Je n'oublie pas celle de Roman russe. Ni

Celles de Lo.mel et de Joyeux. Casey

Revient, Qui est là. Gethsémani, grande

Cathédrale, soutient la voûte ; on pense

À This. mirasoleou voyage. Holopherne

A les outils en main, et cisèle une œuvre.

Jean le Baptiste boobaragonise. Tout cela

mène art.hrite à l'extinction. Le Trader,

Un Pèlerin en cape bleue. Sous une robe,

Courvoisier lutine, taquine. Mahendra trie

Les objets de la table basse ; Silence écrit.

Le vin de Keanu, pour une chaleur d''IT.

Il y a la grâce de Mayday et Liam Daläa.

La terre moite des Sardanapale, le balancé

Du Cosmorimeur. Insane., depuis longtemps,

Alimente la pierre à feu. Mélancolie d'une Diva

Ju, caillots d'Eros. Mélodie célestine!

À tous mes Pangolin, mes Pozu, je le dis :

L'Hirondelle ne fait pas le printemps.
 

Richesses de l'œuvre.

9 Mai 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Miette

Mon œuvre est riche, nombreuse, pertinente.

 

Rien ne lui ressemble dans le monde.

 

Elle est vaste : elle habite chaque recoin de l'âme. On lui soumet nos pensées, tout le jour. La nuit lui ressemble.

 

Rien en elle ne la prédispose au repos ; tourmentée, poreuse, mon œuvre habite les forêts de mon pays. Elle habite les montagnes, les torrents, le long fleuve qui mène à Rome.

 

Elle est écrite pendant le jour ; elle est rêvée la nuit. 

 

Mon œuvre est inclassable. On ne peut lui pardonner son authenticité. On la dirait presque évanouie, au contact de l'ombre. Mon œuvre inspire certain poète ; certain poète puise à mon œuvre un regain de joie.

 

J'ai peur pour elle ; elle est forte, mais légère. Elle se niche dans le recoin du vent. Une pie en fait son repos.

 

Mon œuvre immense est recouverte par sa fortune ; elle étincelle, brille, attise les colères et les hommes qui les provoquent.

 

J'ai perdu mon œuvre dans le fleuve, dans la boue parsemée d'or. Je l'ai totalement disjointe de mes préoccupations. Je l'ai retrouvée puis l'ai posée, avec délicatesse, sur un coussin bleu.

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Mon cœur.

9 Mai 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Mon cœur à moi n'est jamais un insecte. 

Il ne gigote pas sur le dos, car il est gourd. Aucun rayon de soleil ne le perce. 

Il y a quelques jours, je t'envoyai un mail pour que tu saches combien j'avais froid. Tu me demandais si j'étais malade, si mes règles pouvaient en être cause. Tu supputais que peut-être, si quelqu'un·e me serrait dans ses bras, le problème de mon cœur serait résolu.

Je t'ai répondu laconiquement. 

Je n'ai rien ressenti.

Mon cœur ne gigote pas sur le dos, il n'est pas un insecte.

Les couloirs.

8 Mai 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Que fais-je de ma vie ? je la maintiens, de la main, serrée contre le bois de la table. Entre bois et main, ma vie repose. 

On peut s'arranger de cette chose qui passe. Un ruban, aux couleurs éteintes.

J'ai exploré quelques heures les couloirs de mes souvenirs. Des sites où personne ne met plus les pieds.

Je me demande si c'est bien terminé.

Si, vraiment, comme un ruban défraichi, ma vie a passé.

Si je suis bien seule à observer mon passé, que tous ont oublié. Si dans les couloirs, petites scènes rejouées souvent, de mon passé, continuent de circuler, parfois, quelques personnes.

Je pense à ceux que j'ai aimés, qui ne m'aiment plus, car tant d'années ont passé. Suffit-il de déambuler dans les couloirs de mon passé ?

Puis-je toucher du doigt l'image, le visage de ceux que j'ai aimés ; puisqu'ils m'ont bien aimée.

Suis-je seule dans ce poème, rien qu'une passante ; je tiens entre ma main, serrée, et le bois de la table, ma vie passée.

La colère.

2 Mai 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Comment composer avec la 
colère

puisqu'elle monte, qu'elle irrigue
les rides, mes veines elle
me déborde

Reprendre possession
d'un corps
faire craquer :
- doigts, cou
- genoux, colonne

Mais la colère me dé-
borde, m'engloutit, une vague
et ahurie, je regarde le toit du monde

Un monde pur, englouti, cité sous-marine
peu d'hommes, le cou droit, la colonne
structure les salles,
c'est bien.
 
 

 

Choses qui bruissent.

18 Avril 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Ce sont des choses que le vent fait : il sonne.

 

Il écarte le tissu ; le vent glisse
sous le drap.

 

Ce sont des choses que le vent frais
vous fait. 

 

Fenêtre, tissu, draps du corps.
Choses légères.

 

Ruissellement.

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Les mythes.

4 Mars 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Il existe bien des lampadaires. C'est une histoire qu'on ne raconte pas. On préfère l'entendre.

Je la chuchotais.

Je te la chuchotais.

C'est une histoire. Les histoires n'existent pas. Nous rêvons devant les mythes.

Nous sommes posé·es sur le parapet. Nous écoutons. Du moins, tu m'écoutes quand je te raconte l'histoire.

Il existe beaucoup de lampadaires. Une ville. Dans la ville, des silhouettes comme les nôtres écoutent des histoires. Les confondent avec des mythes.

M'écoutes-tu ? ton attention lâche, graduellement. Je vois à ton regard que tu n'écoutes plus. Les histoires, les mythes, la pitié que nous méritions.

Ton attention flotte sur le fleuve. Ton corps est tendu vers la nuit. Nous sommes sous le lampadaire, sous la flaque de lumière ronde et douce. Chaud sous le poignet, le parapet nous maintient debout.

La lumière, la nuit, sont deux choses parfaitement complémentaires. Dans cette histoire que je te raconte et que tu n'écoutes plus, il existe un lampadaire. Un mythe, un fleuve, le reflux de l'eau et, plus loin, celui du métro.

Je vois à ton regard que tu écoutes ces bruits, que tu es loin désormais de l'histoire que je te raconte. Que tu es loin désormais, bien que ton poignet se plie doucement contre le parapet.

Quelle douceur, quand nous descendons dans les couloirs du métro. Ton sac balance contre ton épaule, je te suis dans le couloir. Je vois à ton pas que tu es pressé d'en finir, que la nuit t'a happé. Nous confondons les histoires et les mythes, sous le lampadaire.

Tintamarre.

5 Février 2019 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Je ne suis pas verte où je ne suis pas morte.

La Terre, où remuent mes entrailles

profonde est disparate.

 

Dieu m'en est témoin, ma gorge est nouée.

Un éclair le tonnerre est le blé

Où profond tu as plongé.

 

Beaucoup de cercles encadrent les manants,

verte est la joie quand pleurent

la gerbe et les éclairs.

 

Dans le tintamarre éclate un seul désir :

tonnerre, profond firmament.

Ma joie, c'est Dieu

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