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Articles récents

La petite minute qui touche.

1 Octobre 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Mes heures blanches irradient
(Et voici mon mur, brisé)

Un plafond sur la tête
Chute libre depuis l'envers du ciel

Il y a de mon sang sur les murs
Et mes yeux à côté du miroir
(ils se sont trompés de direction)

Pleure fillette: rouge à lèvre mal étalé
Bavures tièdes en diagonale 
De ton cou

C'est une grande cicatrice
Qui ne demande qu'à s'étaler
Dans les souffles-silhouettes
Ma petite voix retapisse le vide.

(en blanc: où sont passées mes miettes?)

(J'ai du labeur à vous offrir
(Des cannes à pêche pour un sourire)
Chaussez vos grosses bottes de nègres
(Au fond du verre il y a mon soupir))

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Pasiphae.

17 Septembre 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Nouvelle

Moi, maintenant, je regarderai plus jamais de femmes nues. Leur croupe poilue, leurs seins flasques, leur visage d'horreur tout révulsé… Plus jamais.

 

C'était pas de la curiosité top malsaine quand je me suis glissé derrière la palissade, juste que des taureaux comme ceux-là, en Crête, il y en a pas beaucoup, les autres ils sont plutôt du genre décharné voire malingre. Celui-là, tout blanc, on dit qu'il est apparu de nulle part, qu'il n'a ni père ni mère, que Minos en personne va le voir tous les matins. Je ferai la même chose si j'étais roi, peut-être que je demanderai à un vieux cordonnier de me préparer une petite selle pleine de cailloux précieux, et je monterai la bête.

 

Enfin, là, je tourne autour du pot, je m'éloigne oui. Il faut en revenir au taureau, au matin très froid, et moi j'étais derrière la palissade, il était pas loin, peut-être une dizaine de mètres. Gros, fort, sans une tâche sur ses poils. 

 

J'avais encore jamais vu ma reine, la belle dame Pasiphae, je savais pas qu'elle était à ce point jolie, des grosses nattes noires soulevées derrière le crâne, des yeux météores posés sur une peau très blanche, mais je savais pas non plus qu'elle aussi aimait bien le taureau, ni qu'elle le visitait comme ça le matin. Je l'ai vue, elle tournait autour, elle le touchait, on aurait dit qu'elle allait pleurer quand elle faisait ça, que sa main frôlait un peu la peau comme si elle avait peur.

 

Puis elle est partie, mais pas vers le palais.

 

Moi je suis malin quand même, alors je l'ai suivie, parce que je savais pas qu'une reine pouvait se balader sans tout un bataillon de suivantes, ou au moins de quelques hommes de Minos. Elle allait vers le village, pas le principal qui est entre les murs du palais, mais le petit qui s'est construit plus tard, pour les pauvres et tous ceux qu'on veut pas trop près des enfants de Minos.

 

C'est vers le tisserand Caïnos qu'elle est allée, un peu discrète dans l'ombre des buissons, elle est ressortie quelques instants plus tard avec entre les bras une grande peau de vache même pas encore travaillée, rien, toute nue et presque sanguinolente. 

 

Elle rejoignait le pré du taureau, et vite elle s'est déshabillée, c'est là que j'ai vu ses mamelles pendre, son visage devenir laid, ses poils rêches.

 

Elle a mis la peau de vache sur elle et a rampé jusqu'au taureau; lui il a bandé quand il l'a vue, il s'est rué sur elle, ses pattes sur les épaules toutes cassables de Pasiphaé, moi je regardais plus, c'était comme un bateau qui tangue mochement sur une mer huileuse, j'ai fermé les yeux mais les bruits, ceux fous du taureau, ceux gémis puis hurlés de Pasiphaé, sa voix pure de reine qui devenait une folle course lubrique, un noeud de plaisir sale, des cris aussi de douleur, de femme déchirée, mais…

 

Quand le taureau a joui j'ai regardé; la peau s'est affaissée et sous elle Pasiphaé rampait dans la boue, fatiguée sûrement, et ses nattes c'était plus que de la bouillie.

 

Après on a eu le Minautore. Mais moi j'ai quitté la Crête pour devenir marin, plus loin.

Des oiseaux n'ont qu'une aile.

13 Septembre 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Nouvelle

De grosses fleurs vulgaires sont fichées sur ton pantalon, Hélène.

Tu les caresses, comme la toile s'infiltre sous tes doigts et leur impose une rude sensation de cantons vieux. Tu avais rêvé une vie de ferme: saine, pure, avec beaucoup d'air et sans vices. Pas une optique petite-chrétienne de puritanisme, juste une grande fatigue qui voulait s'annuler par effets de grands riens. Les grands riens superbes d'une toile cirée, d'un soleil qui meurt derrière des carreaux flous, de paille odorante qui s'allonge sur les champs.

Au final qu'as-tu appris des ciels immenses, des miroirs vides, de l'absence? Puisque c'est elle que tu coursais sans te rendre compte que par-là même tu désirais une présence. Au moins n'as-tu pas souffert l'embarras des silences non-consentis, la gêne des regards, la pauvreté d'une conversation. Et les fleurs immenses t'ont offert la volupté de leurs tiges, quand tu te frottais aux champs de tournesols pour puiser un amour de sens . Des caresses solitaires que tu as consenti à ton sexe l'ont frustré, mais tu as rejeté au loin sa voix de demande, prenant pour un accomplissement ses cris de manque. Les chèvres dans l'enclos n'en faisaient pas de plus déchirants lorsque tu saignais leur trachée, à vif dans un baquet moisi. La souffrance ne se posait plus sur une toile de peinturleur destinée aux regards mondains, mais tu faisais Art sans source ces sacrifices nocturnes. Oui, la nuit t'inspire, en cela tu ne perds pas les délicates manies des foules humaines.

Hélène tu n'aimais plus ton reflet il avait des rides et des croisillons blancs tu le voulais plus grand car tu étais sainte, sanctifiée par ta solitude, belle dans ta démarche que personne n'évaluait. Alors il a fallu prendre des bouts de bois et leur coller des visages, certains l'avaient plein de bonté et c'était l'effet de ton rouge à lèvre, d'autres esquissaient des rictus que tu plantais de clous. Tu ne leur parlais pas non non non, jamais plus la voix que tu as brisée pour l'amour d'une femme (tu es banalement tombée dans ce trou aux suites d'un amour comme tant d'autres, perdu). Alors tu gesticulais, c'était peu peu devenu comme une danse et tes gestes faisaient des gerbes retenues.

A présent tu brodes des oiseaux de couleur par-dessus les fleurs de ton pantalon, ils ont des ailes exotiques que tu as vues dans des cages quand gamine tu arpentais les vitrines des quais de Seine.

C'est admirable ta déchéance Hélène. Tu as oublié que les mots disent des choses quelquefois. Il y a d'ailleurs des pas derrière l'enclos des chèvres. Des pas d'homme tu le sais à la botte qui fouaille le sol, tu comprends les traînées de boue qui la maculent déjà. Ton coeur il bât, la vie que tu as cet homme va la détruire, et qu'il soit bon ou vienne piller ta pureté n'a pas d'importance ici, il renverse ton système.

 

*

 

Hélène brise l'aiguille contre la table et l'oiseau n'a qu'une aile sur son pantalon. Raide elle entend des pas qui viennent et sent une voix dont les mots sont pour elle des étrangers. De beaux étrangers un peu rauques qui caressent son corps et la font femme puis fille de joie puis sainte puis morte.

Les petites solitudes.

3 Septembre 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

 
Quand je suis sèche comme une brindille je regarde les gens passer
ils ont des paniers sous le bras ils sont si gentils

"Des éléphants de neige au Canada"
Le titre d'une épopée sur un vieux magazine
Cette femme est vieille elle me sourie
Me stigmatise

Quand Jésus me regarde il a une croix planté sous vide
Je le déteste.

Ce n'est qu'un détail . Parlons!
"Comment penser comment crier"
Je t'aime je t'aime laisse-moi pleurer un peu je ne savais pas
Que toi aussi tu criais
Comme ça

La nuit est une excuse…
Je t'aime je t'aime . Tu vas
me manquer
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Grand oiseau.

22 Août 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Miette

Il y a un grand oiseau qui s'échoue dans le ciel. Tous les soirs il s'échoue et ses ailes trouent un vrai nuage. L'oiseau est las, l'oiseau a des plumes en forme de guitares naines. On le voit de loin et déjà il semble s'échouer, dans les nuages à peine esquissés du lointain.

 

Il est un trait mal placé dans le ciel. Il ne pépie pas, il n'a jamais un geste de côté et clapote sans bruit.

 

Un jour l'oiseau s'est échoué sur la terre, ses ailes ont agrippé un buisson plein d'épines et l'enfant l'a vu s'affaisser. Il n'en restait qu'un peu de buée.

 

Ma buée pour quelques contours blancs ne serait pas si belle. Quand elle s'échappe de mes lèvres elle est déjà comme une racine de vieillard et grise se tord en boyaux. Je n'ai pas l'élégance qu'ont les contours de l'oiseau, quand je crache,  moi, ça fait de la vraie glu, ça colle aux carreaux. Je suis salement tangible, moi. Avec mes lèvres serrées en tessons, et mon petit pantalon. Ma ceinture le boucle, il tombe pourtant jusqu'à mes pieds.

 

Un garçon sale qui n'a pas épousé la forme des rêves, je suis. Et triste, salement.

Comme un bateau.

31 Juillet 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Je me suis accroché à la balustrade d'un vieux navire

(Aux voiles éparses et à la carcasse peignée de roux)

 

Autrefois j'ai eu quinze ans une ambiance de vent en poupe 

et les cris de la mare giclaient sur mon visage

et les peines de la mer comme des billets bancaires

et encore un peu de sel dans les cheveux

 

Oui je m'étalais une vague molle dans la cale

Plus de marins

Où donc est l'équipage?

 

Marine en drapeau rose sur ses joues de gamine

Et quelques matelots ivres qui dansent 

Et tombent régulièrement 

(Le bois est pourri à la moelle)

 

Le vieillard a des peignes coincés sous la nuque

Le vieillard peint une aquarelle de l'équipage ivre

Mon coeur bât si fort qu'il soulève les cordages

Un bastingage coincé sous la bretelle

La rose surnage entre les,vagues et la brise

 

Ma mare vide a plein de canards

Le rouge est fier il boit la sécheresse

Craque et ses plumes sont des tuyaux mous

Et ses plumes s'envolent et la nuit

Tombe

Château.

7 Juillet 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Miette

Il y a des châteaux qui s'effondrent le long des falaises. Leurs petites briques ont pris la teinte d'une poussière particulièrement effacée et lors de l'immense dislocation des murs, elles sont les premières à rompre leurs attaches, petits doigts friables qui se lâchent dans quelque cri bien neutre.

 

Les falaises sont d'immenses murs projetés contre le ciel et tant bien que mal rompent la ligne d'horizon, quand je ne sais quel crénelage s'échelonne du bas en haut et fait dégouliner d'obscures lignes de fuite; toujours les châteaux vétustes s'effondrent, et encore les voilà grattés à la lie d'un ongle de géant.

 

Ils n'ont pas le faste des cours royales, ni le pittoresque des tours de bois qu'ont fait naître les livres de contes. Les voilà immenses et humbles, d'une masculinité qui ne porterait de faille que des miettes. A ces miettes s'accrochent bien des oiseaux moqueurs, qui dans un piqué fondent sur une et loin l'emmènent. 

 

Mes châteaux fragiles s'effondrent longtemps, informes et droits, des lignes sans couleur que je plaque aux falaises, que je vole à un rêve d'une nuit où venaient encore me poursuivre les glissements de la peau de Sarah, elle comme une autre et pour remplacer le concert habituel de la voix de Marion.

 

Elle pour une autre et qu'après tout il existe un coin de ma tête dédié à ces filles à peine vouées à leur sexe, chancelantes et finalement plus proches de mon idéal d'humanité. Nulle ambigüité à faire songer les statistiques, elles sont simplement ancrées dans moi comme l'ont été des odeurs, autrefois, comme le seront encore d'autres visages.

Christos.

25 Juin 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Nouvelle

Tu as les yeux brunis, ces tâches te bouffent la vue et pourtant quoi que l'on en dise, tu les vois au loin ces trois monts vernis.

L'oncle avait de ces mots, crachés entre les armatures de son dentier, de ces mots qui t'arrachaient le coeur, il te disait que toi tu n'étais rien, que tes larmes avaient un goût âcre sur tes joues poreuses, l'oncle te disait que l'égotisme te mènerait au bûcher des vanités.

 

Beaucoup de blablabla

 

***

 

Christos est un peu nu dans sa veste de dandy, ses yeux longent les contours des monts salés, la mer, à ses pieds.

On se prélasse vaguelettes…

Il est malheureux. Comme tous les hommes. Il pleure le soir sous ses couvertures et cache ses larmes dans sa vieille manche.

 

***

 

Je suis la mer et un jour j'attraperai cet homme qui là-bas m'observe qu'il est niais ses yeux sont des baleines. Je méprise les hommes qui ont des yeux de baleines.

Deux mois ont passé sans naufrages, deux mois c'est long et mes roulis ne lèchent plus des carlingues moussues. Pleure Christos, je t'attraperai par la QUEUE.

 

***

 

Une vague pudique a effleuré le pied de l'homme et déjà se retire. Timide Madeleine. Hypocrite vaguelette. Déjà elle l'aime et puis sans doute un jour ils baiseront sur une crête…

 

***

 

Je sens des lierres parcourir mon corps. Non, des algues…

 

***

 

LA MORT: Christos je t'ai avalé. Hélas il ne reste plus de place nulle part. Epouse Madeleine, elle te veut, elle te veut.

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Truites.

30 Mai 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Miette

Et sinon, quand je penchais mon corps vers la grosse rivière, j'avais des truites qui venaient flirter avec mes orteils. Des grosses, des pas cuites, avec des yeux pas en toc et un sourire un peu flippant.

 

Il fallait respirer en cadence à leur passage et penser à ce qu'elles n'avaient pas en commun avec moi. Peut-être leur air figé, quand moi j'évolue au fil de ce qui heurte l'intérieur de moi, ce truc qu'on sent bouger (je crois on le sent tous bouger mais je peux pas en être sûr, je suis pas vous). Alors quand je suis triste j'ai des babines qui pendent et j'ai une gueule triste. Et quand il fait beau et que je sens le soleil les fleurs l'été et tous ces trucs qui mine de rien vous font du bien, j'ai un gros sourire, je retrousse mes lèvres et les gerçures en tombent par terre.

 

Je suis pas un homme très simple. Je sais j'ai pas les mots parce que j'observe, et tous les gens que j'ai croisés ils sont dans moi, pas tout à fait comme ils voulaient être, mais ça c'est parce qu'on est différents. Alors à les observer j'ai perdu le temps des livres, des mots, des éruditions. Mon frère lui a fait des études très longue et pourtant il me craint, il a des mains moites qu'il me tend et son rire sonne comme un gond.

 

Le pont la nuit.

18 Mai 2011 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Nouvelle

Sur le pont il y a des lueurs qui crèvent. 

Ces lueurs sont des étincelles et l'homme accoudé les suit du doigt, les renommant  de patronymes féroces. Un vieil encart serre des affiches - publicités stériles . Qui pour encore leur faire confiance, prendre quelques secondes comme une pause et s'accorder au diapason avantageux de graines de tournesols ensoleillées?

Et la brume les noie. L'homme gratte son briquet contre la cuisse et doucement amène deux doigts sur la bosse, crac, il mourra une étincelle supplémentaire, ce soir.

 

Une fillette saute sur ses pieds, des cloches, des pieds, et le gris du soir l'enveloppe sans qu'elle n'y résiste. Ses secondes passent lentement, comme les miennes. Et mon collier d'onyx fendillé s'étalera aux pieds de l'homme aux étincelles. Je ne connais pas son nom et lui ignore encore qu'il manque un personnage. C'est qu'il n'arrivera qu'ensuite, en retard comme le sont les gens de son espèce.

 

Nous sommes là pour une rencontre, quelque chose d'un peu spécial. Je crois l'homme anxieux, la fillette sans doute plus indifférente aux rebondissements. Mon collier glisse sur ma poitrine, il est temps de les rejoindre. Je suis calme comme un vieux cygne tombé sous l'eau croupie, croupie comme les marais salés, ils se détruisent par affaissement calcaire. Je ne suis pour rien dans cette histoire.

 

Trois regards croisés interrogent le silence. Ils s'interrogent les uns et les autres également, et se reconnaissent. Ils sont là pour assister à un grand spectacle, mais les trompettes de cuivre ne seront pas là. Le spectacle est un silence, il est le chiot qui se suicidera, car les ponts de nuit sont dangereux et la mort y règne, ce n'est pas que les classiques tournures suivent un chemin isolé, elles préfèrent marteler l'Histoire, ban et ban, suicide sur un pont, chute, et ban, encore, les trains sont servis de leurs propres drames.

 

Le chiot geint et des clochettes sur sa toison forment un motif, une étoile. La fillette ne suit plus le programme depuis qu'elle le caresse - la langue qu'elle utilise pour lui souffler ses rengaines semble une variante à l'hébreu. L'homme a soulevé son coude et m'enlace, à présent mon collier dévale sur son costume trop serré et je sanglote sous sa moustache. Le temps suit méthodiquement son cours.

 

Deux barreaux s'écartent, ils font une haie d'honneur au chiot qui malhabile avance, retenu par la main de la fillette. Elle essaie de contrevenir au spectacle, l'homme la rabroue, c'est sec ou rude selon ce que l'on en sent. Il bascule dans le vide et ne geint plus, les étincelles à peine mortes le suivent pour faire la queue comme au paon.

 

Une petite femme arrive le chapeau posé de travers sur des boucles sèches, et hurle sa douleur, on ne rate pas ainsi les spectacles, on ne doit pas non plus laisser les perles d'onyx éparpillées à l'orée d'un caniveau. Les genoux sur le sol je les ramasse; l'homme fait une petite flamme avec son briquet, je lui souris. Déjà sont disparus dans le brouillard femme minuscule et fillette, peu importe.

 

Nous rentrerons par les égouts jusqu'à chez lui. Il y aura ce soir de l'amour dans nos draps, du liquide séminal sur ma peau et la sienne sera moite.

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