Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Articles récents

Mon amour venu d'en bas.

30 Juillet 2014 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Laisser passer le mois

Me laisser passer, moi

J’ai joie dans la tête

Tout est si bête.

 

Laisser passer ma joie et

Revenir chez toi

Te prendre dans mon coeur

Mon amour venu d’en bas

 

Te prendre dans mes bras

Mon amour : tu

M’es venu si beau et

si chaud,

revenir vers toi.

 

Souffler sur mon visage

C’est une prière pour les heureux

Un cadeau, un coeur rempli de terre

Te descendre sous la terre

Ô mon

 

Amour venu d’en bas

J’ai tant de joie

Et j’explose (si tu ne me prends pas

Dans 

 

tes bras)

Publicité

Sans titre.

9 Mai 2014 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Si au fond l’air enlace
Qui vous lasse
puis Délace
Alors l’air et je…
délasse, et t’embrasse
toi l’air las

mon amour venu d’en bas.

Le temps peut bien.

6 Mai 2014 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Le temps peut bien passer
puisque
le temps est une chose secrète
il peut bien passer
le temps puisque
je mens
la porte claque et le temps
peut bien passer puisque
doucement
je mens
tu vois le temps peut bien
passer puisque le temps
est une chose
secrète la porte claque
le temps 
- j'ai cru à un mirage j'ai vu dans un nuage
j'ai vu ton long visage j'ai vu dans un nuage
le temps peut bien passer il peut
souvent le vent peut bien
passer le vent 
souvent 

Des corbeaux.

30 Mars 2014 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

1.

tu es ravie

à toi-même et aux autres

tu vois le monde sous des auspices étranges

tu as le coeur des hirondelles

battant, fou comme une porte

étrange, pâle et tu me dis

qu’au fond des lacs git un visage

où tu ne peux plonger 

que tu es impuissante

tu es

parfaite comme une image

tu as

le coeur dans les passages

tu dis

que le visage est pâle

que le visage est mort

tu creuses

une tombe pour le visage

que tu ne peux combler.

 

1 bis.

Soudain, la nuit éclate

et je suis heureuse.

Nous sommes peut-être en ville

Agissant sur la lumière 

comme des bêtes

comme de drôles de bêtes 

nous nous traînons à la force du poignet

sur le pavé nocturne, sur la terre et sur les champs

Ô mer qui bât depuis son coeur

Dis-moi

est-il mort, vraiment ?

A-t-il des rides profondes, un visage immonde

 

Son visage : sous l’eau, son visage

Difforme, comme une coquille de noix

Pâle (ça personne ne le verra)

 

- et soudain, la vie éclate

profonde, noire comme la joie -

 

Ami étrange aux mains serrées 

Dis-moi ce qu’est la nuit

Ce qu’est ta mort ce qu’est le vide

où tu t’écrases lentement

 

Et soudain, la vie éclate

 

profonde, noire comme la joie.

Publicité

petit poème de mars

6 Mars 2014 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

J’ai de très grandes visions

Délirantes

et nouvelles.

Le petit jour s’il se lève

Tremble à ma fenêtre

Enfin! La rue, où crie le vent

Vous happe cette garce, et tous les

matins, tous les soirs, pas de trêve mais je ne 

crains pas le défilé des jours puisque ton visage

y creuse des rides, de très longs plis, voici l’amour comme

une neige. Fraîche soudaine et sourde.

Ce que je dis.

27 Novembre 2013 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Ce que je fais?
Mais ça n'a pas de sens
Pardonne, pardonne cette 
Indécence

Marie-couche-toi

Et surtout ne reviens pas
Marie, Marie,
amputée souveraine
Du sexe et de la gêne
Marie, Sinon marie-toi
Surtout ne reviens pas.

J'entends des mots partout
On dit la haine souvent
(Les mots ne m'aiment pas)
Mieux faîte pour les enfants

Ce que je fais
N'a vraiment plus de sens
Permets cette indécence

Pitié Seigneur
Ma solitude, tu sais
Est une pierre trop lourde
Au cou de la nuit
J'ai des lambeaux d'amour
Des soupirs, un corps humide
Ma nuit mon cri
Nuit docile, nuit d'amour
Ce que je dis, Seigneur
N'a pas vraiment de sens
Pardonne cette indigence

Petite méditation grave.

27 Novembre 2013 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Miette

Je me suis étendue sous un arbre, et j’ai attendu la pluie venir. Je ne voulais pas de la pureté de ma langue - je suis de ceux qui l’aimeraient voir ensauvagée, pleine comme une femme, et peinturlurée parfois. Je ne crois pas que ma langue vienne d’ailleurs, ou d’ici; elle est comme un arbre, elle bruit depuis ses feuilles, s’enfante dans un bruit… De partout. Nous avons tous le droit. 
La pluie est venue. Je tiens serré contre ma poitrine le langage et comme je l’utilise. C’est une armature, ma phrase, quelque chose plein de fer et de contraintes, que l’on sent s’animer et pour de faux. Je voudrais travailler ce paradoxe: mon langage, tenu contre une poitrine, tenu serré, tenu caché, et qui pourtant tout prêt à naître parfois… en dit plus (j’en suis convaincue), non par hasard mais pour ce que j’y force ma voix. Ce sont des coups brefs, ces moments où je laisse échapper le mot de trop - l’armature pourtant le saisit et l’avale, mais ne le dissimule pas, à travers encore on voit le mot coupable - il irradie.
C’est compliqué, ce que j’ai à dire - peut-on aimer Artaud, Miller, tous ceux dont la voix est étouffée par le chaos lâche d’une phrase approximative, et choisir la langue la plus contrainte? Ai-je eu le choix, et n’aurais-je pas mieux aimé d’une langue imagée et vivante comme un liquide? Et faut-il revenir à ce français central, et graviter autour comme l’ont fait des Racine et des Genet? Ils furent fascinés comme je le suis par une langue pleine de silence, et auraient aimé la taire. Il ne s’agit pas de haine (le peintre ne jette pas sa boîte de couleurs, ni le musicien la partition). Je n’ai que ça, et eux alors, et c’est d’impuissance qu’il s’agit; nous ne savons peindre ni chanter, et c’est la langue alors que l’on tente d’étouffer, car la langue est si loin de l’émotion.
Quand je lis Claudel, ou Rilke, je sens ce que Pascal disait, du silence de ces espaces infinis, et je vois leur écriture tenter de se faire oublier - mais on ne sait pas le silence lorsqu’il n'est pas troublé. Il y faut des mots, des mots timides, doux, des mots qui se coulent dans une armature. Au-delà et seulement, c’est le silence qui se donne.
Mais le silence pour Artaud, c’est inadmissible, il ne peut répondre que par la colère à cette chose vaine et grande, se sachant vaincu d’avance et luttant pourtant.
Artaud brise le verre, Claudel et Racine coulent leur phrase dans ses ridules, et sur la pointe des pieds, moi, je ne choisis pas.

Mensonge.

23 Août 2013 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

En apnée sous la
mer rouge
je me souviens avoir vu
un visage
sans nom, long visage pâle, visage de sioux
et qui me faisait mal
Par là, sous la côte
(caresse avec la main, 
sous ma côte)
c'est là, amour
que le visage hurlait
en moi, amour.
Ce n'était pas ton visage
Je ne te connaissais pas
pas encore alors je ne savais
pas ton visage-poème, amour

(sous la mer apparaît ton visage)
les jeunes filles voient dans l'eau des présages
Je ne suis pas comme ça
moi
sans interroger le monde
je venais à toi
et je ne le savais pas

Je n'ai pas de curiosité
mais beaucoup d'amour
et beaucoup d'indifférence

en apnée, sous la mer
rouge
j'ai vu une raie 
géante
et ton visage
amour
que pourtant je ne connaissais pas.

Publicité

La pluie.

23 Août 2013 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

La pluie est là
Où le feu n'est pas
La pluie ne brûle pas, ne chante pas, ne souffre pas
On a perdu le sens du sourire - elle est enchaînée, la pluie
Elle ressemble à notre mélancolie

On ne décrira plus la pluie.
On ne la prendra plus du doigt qui tremble
Sur le bord de la fenêtre
(A la mansarde de nos rêves
Nos espoirs n'ont pas de couleur
Et nos pas ne font pas de bruit)

La pluie -
Ne s'arrête pas quand tu meurs
Ni quand tu vieillis
Elle n'a pas cette pudeur

A Jésus qui crie d'en bas
Aux pains de se multiplier
La pluie répond que non
Ce n'est plus l'heure des miracles

Elle ne peut plus noyer le monde
Pour que Noé sur son bateau
A la dérive et à vau-l'eau
Soit comme le père du monde à naître

Non.
La pluie sur mon ventre
A fini de couler
Peut-on l'avouer ?

Bourdonnement.

24 Mai 2013 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème

Si on me pose des questions simples

J'y réponds simplement

Je ne prends pas longtemps pour

répondre et pourtant je 

me noie.

 

Il y a des collines dans ma tête

Qu'un long bourdonnement, et lent

Inonde habite et noie

 

Des couleurs hésitantes

Comme en ville les pieds les mains

Font mal en me frôlant

 

Mais me débarrasser

Du long bourdonnement

dans le poème

 

Il y faut la rigidité

D'un sexe d'homme

Et pris dans la sévérité

D'un vers étroit - il faut...

Mais, si l'on chuchote très bas c'est pour

Avouer que rien ne change

Et surtout pas les mots.

 

Enfin! Tu sais, toi

Tu sais depuis longtemps

Et un peu mieux depuis que,

Depuis quoi?

Non.

Tu sais en tout cas 

Que c'est perdu d'avance

Rien, rien, toujours

Rien que le bourdonnement

La nausée le spasme de vivre

Vomir jusqu'à l'aube des tripes

Imaginaires et encore

Les ravaler pour mieux

la digérer, cette maladie

Tu sais, toi

qu'elle n'est pas contagieuse et pourtant

Tu portes un masque, et tu crois

Qu'on peut être pudique comme ça,

S'excuser au pas de la porte

S'excuser encore une dernière fois

Tu crois même que ça pourra

Te sauver et tu tends la main

A des mendiants comme toi

 

(A des mendiants qui, comme toi, rachètent leur image longuement et sauvagement brisée

Aux miroirs et aux passants

Infiniment)

<< < 10 20 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 > >>