Top articles
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6666.
à lire dans son environnement d'origine, http://jeunesecrivains.superforum.fr/t20080p105-les-miettes#1058120 Au moment où je commence d'écrire ce poème, qui n'est pas une performance, mon topic de poésie affiche 6666 vues. La plupart de ces vues sont...
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Mon cœur.
Mon cœur à moi n'est jamais un insecte. Il ne gigote pas sur le dos, car il est gourd. Aucun rayon de soleil ne le perce. Il y a quelques jours, je t'envoyai un mail pour que tu saches combien j'avais froid. Tu me demandais si j'étais malade, si mes règles...
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Les sujets à traiter puisqu'on est à Budapest.
la règle est d'écrire, vite et d'une traite, pour épuiser ces choses vues / ressenties à Budapest (textes écrits en 14h22 et 15h06) La dépression interrompue Il faut se rendre à l'évidence. Le temps de la dépression, comme le temps de l'été, est passé....
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La Caravane.
Il se peut que nous ayons été des oiseaux ; des chameaux De doux animaux, étranges et pâles à venir. Nous aurions guidé la Caravane, le pas traînant, Cent petite mouettes, un maréchal et une fillette Nous auraient suivi·es. La gaieté est une prémisse...
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Richesses de l'œuvre.
Mon œuvre est riche, nombreuse, pertinente. Rien ne lui ressemble dans le monde. Elle est vaste : elle habite chaque recoin de l'âme. On lui soumet nos pensées, tout le jour. La nuit lui ressemble. Rien en elle ne la prédispose au repos ; tourmentée,...
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Les mythes.
Il existe bien des lampadaires. C'est une histoire qu'on ne raconte pas. On préfère l'entendre. Je la chuchotais. Je te la chuchotais. C'est une histoire. Les histoires n'existent pas. Nous rêvons devant les mythes. Nous sommes posé·es sur le parapet....
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Tristesses de l'œuvre.
Mon œuvre est diverse, chatoyante ; la nuit, mon œuvre se dilate. Mon œuvre est un papillon de nuit. On lui arrache les ailes, elle n'en vole que mieux. Où va le vent qui rêve, elle va rêvant. Elle saute les haies, volontiers buissonnière. Mon œuvre capte...
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journal sentimental 17
On est tellement transparente, à 15 ans. On est l'eau de roche. On est une flaque translucide, éclairée par un rayon de soleil, dans une grotte. On est une image banale, trouvable dans tout texte ; on n'est pas compliquée. À 15 ans, j'écris des romans...
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le train
Que se passe-t-il dans le train ? que se passe-t-il quand, dans l'angle, les paysages défilent ? des champs, des arbres, de l'eau éparse, quelquefois des moutons. C'est toujours le même genre de paysages, et c'est toujours le même genre de pensées. Ces...
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Dans la forêt.
J'étais petite et Christos était petit avec moi. C'était l'amoureux de ma tante ; il avait vingt ans et quelques, les cheveux longs, et passait de longues heures penché sur son skate ; il le bricolait. Il parlait avec lenteur ; il était grec. Moi, j'étais...
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Écrire ici
C'est la première fois que j'écris ici. Je me demande si le texte, puisqu'écrit ici, conviendra mieux à la police ronde d'overblog. Je repensais à Oriane, qui explique dans son épisode de L'heure du thé qu'elle transpose immédiatement les poèmes qu'elle...
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l'enfance
J'ai lu, relu, re-re-lu les récits qu'on fait des premières écritures. C'est François Bon qui la pose, une fois de plus, cette question. Dans l'espace des commentaires, récits inauguraux. J'ai souri. Je n'avais jamais pensé faire de ma première écriture...
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Les histoires de prénoms.
Mon père porte deux prénoms. Le premier, c'est Régis. Je l'imagine petit, rouge, fripé. Régis. À l'hôpital, les infirmières passaient, elles Gloussaient, elles vérifiaient que Régis, mon Père, tétait correctement. Mon père est né d'une femme. Cette femme,...
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Le banquet clandestin des poéètes·ses
Pendant les grands confinements, j'ai voulu organiser un banquet. C'était le moment, et je le sentais confusément ; de grandes clameurs de banquet montaient en moi, j'avais toutes les visions des banquets d'autrefois, les sangliers dégoulinants, les grappes...
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Ils ou bien.
Bien qu'ils/elles soient fulgurantsEt que la lune les toucheEt qu'on en vienne aux mainsÇa pourrait être un souffle. Quoiqu'on dise de leur destinIls ou bien elles vous touchentEt ce n'est pas ma bouche.Ou ça peut être une bouche. Malgré la force du veninJe...
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ça raconte la poésie 9/
Quelle poésie peut-on écrire Quand on est – vide et vidée Flocon de neige ou légère re- Sucée, d'une pensée ; quelle Poésie peut-on écrire quand Le temps a trop passé, vide – Ou vidée, ce temps délié de la Noce et ce temps du regr- Et ; quelle poésie...
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Petites peurs.
Ne suis-je pas épuisée de ne rien faire ? de regarder les insectes, qui volent ? de regarder devant le bout de mon nez, et d'attendre que quelque chose se produise ? j'ai toujours l'illusion que cette chose modifiera en profondeur ma situation, c'est-à-dire,...
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Ce fruit.
Je t'ai aimé dans la saveur d'un fruit ; tombé au sol, mûri, le fruit n'était pas ma vie. Tu m'as trompée comme on trompe les enfants ; comme on trompe les brebis d'un troupeau qui s'égarent. Tu m'as faite l'ingénue puis tu m'as brûlée. Le grand bûcher...
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L'amour ?
L'amour ? ce n'est pas ça, me dis-tu. Ce n'est pas cette obsession. Ce n'est pas se rouler en boule et espérer. Tu es malade. Tu perds le sens et la raison. Tu remues bien des choses sous ton cœur, à la surface de ton âme. Mais ce ne sont que des choses,...
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Les angoisses.
Mathilde : « dire que je suis née, j'avais ce grain de beautéderrière le cou, tombé ; j'espère en la matièrequ'en mon décolleté, la matière d'une vie fut mienne » Matthieu : « miens c'étaient les paysages sous la vitre, les trainset toutes les vacances,...
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Les grands bois.
Nul-le n'est censé-e ignorer les grands bois. Le vent qui les traverse, gémit avec beaucoup de tendresse. Le géant à la hache vermeille s'y promène tous les soirs, tremblant dans les violettes, baigné par les coucous. La métaphore irrigue jusqu'aux branches...
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Les villes sont des planètes.
Beaucoup auraient aimétout déchirer, t'entendre hurlercela qui fait trembler, par pitié aux pieds des potences et sur la placepublique, tous allongés, prêts à crierdéjà souillés, tout pleins de merde aussi digne et grand-e tu aies étéprêt-e à plier, genou...
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Bâbord toutes.
Les mouettes ont mal su, par bâbord, chavirer Elles sont échouées. Mais quelle pitié, ce fouillis de plumes, Ce gâchis de becs. Nous sommes sur le rivage où nous marchons. L'eau de la mer est paisible, Sa retenue, son maintien, les vagues C'en est trop....
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Le Secret magnifique.
Je me suis résolue – c'était une voie nouvelle – à aider un pauvre diable, chaque fois qu’on me le demanderait. Le courant alors irriguerait la lampe de salon qui deviendrait icône et sûre. Le premier diable ne me connaissait pas le second, non plus....
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Le temps peut bien.
Le temps peut bien passer puisque le temps est une chose secrète il peut bien passer le temps puisque je mens la porte claque et le temps peut bien passer puisque doucement je mens tu vois le temps peut bien passer puisque le temps est une chose secrète...