Top articles
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Poème de quand je suis enthousiaste voilà.
Il y a dedans moi un miracleTu le sais mes doigts brûlentEt ton visage immense a rongé le monde(ce qu'il en restaitsi peu déjà) Enfin, dans la rue des tas d'immeubles tremblentIls attendent comme moiSont plein de vertige, comme moi J'ai dans le coeur...
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Une belle histoire d'amour.
Jean serre ses bras autour du cou de Béatrice, Béatrice serre ses bras atour du cou de Jean, leurs nuques entre leurs doigts sont des bijoux. Ils ruissellent, et c'est déjà la mer. Des coquillages entre leurs orteils peinent à blesser leurs chairs d'enfants,...
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Aglaës.
J'embarque sans relâcheAu fond de mes souliersUne poudre de caillouxDont le souffrir n'est pas d'iciNi le sourire de mon pays On les dit faits pour racler bien fortLes mollets souillés des jeunes fillesDes jeunes filles de vingt ansQui sous leurs airs...
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Christos.
Tu as les yeux brunis, ces tâches te bouffent la vue et pourtant quoi que l'on en dise, tu les vois au loin ces trois monts vernis. L'oncle avait de ces mots, crachés entre les armatures de son dentier, de ces mots qui t'arrachaient le coeur, il te disait...
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La petite minute qui touche.
Mes heures blanches irradient (Et voici mon mur, brisé) Un plafond sur la tête Chute libre depuis l'envers du ciel Il y a de mon sang sur les murs Et mes yeux à côté du miroir (ils se sont trompés de direction) Pleure fillette: rouge à lèvre mal étalé...
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Organes.
En un sens, je n'ai pas perdu de temps avec la vie, et de l'autre, celle-ci ma l'a rendu en baillant, comme si à peine deux secondes passées elle ne pouvait plus me tolérer en son sein un peu aventureux, trop imprévu. J'ai pris l'objet entre mes doigts...
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Carcasse.
Je n'ai plus sorti. Plus parlé ni plus menti. La chambre était crevasse, propice aux Idiolectes. Je n'ai plus rien dit. On parle, Si peu, quand on est l'écrevisse, tournée Vers la fenêtre. Malaise d'écrevisse qui plus ne sort, ou Chambre de crevasse propice...
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Livre 66, Cénaclières
La paille est une humble délatrice. Personne n'aurait su Dire, quand nous partions, que la paille, cette humble Protectrice, protégerait si mal la chouette des fenaisons. La solitude est exécrable. Le foin, la fenaison passée, n'a Même pas su brûler....
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Introduction aux miettes
coucou Ici c'est joli - feutré... pas trop coloré, pas trop compliqué. presque de la poésie. J'espère une escale mignonne, un petit peu (au moins). _ Publications en revues - Réflecteur de la neige n°4, poème "Asters", décembre 2019 - Revu n°8, "Boutures...
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Sanctuaire.
Qu'on le transfigure, c'est heureux, Mais qu'on le défigure, oh, si c'était Joyeux ? On prendrait son visage, un cloaque Tendre, mouillé, un ravin tout jonché De gros graviers. De saletés. On lui roulerait le corps, et Sur ses membres défaits, on referait....
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Loubna.
Quelques petits d'homme s'assoient au bord d'une route rêche et regardent passer les camions, ceux qui ont roulé des milliers de kilomètres depuis la ville. Ils soulèvent des nuages de poussière bleue, puisque la terre d'ici a des reflets de porcelaine....
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Les vasques.
Il y a des gouttes qui traînent le long du mur noir. Et quelques silhouettes se bousculent qui tiennent de petites vasques ouvertes au liquide. Elles s'agglutinent, les vilaines nuées humaines, et raclent les vasques contre la paroi, récupèrent jusqu'à...
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La miette qui suinte.
Je suinte. Oui, il y a sur mon torse des éclats durs. Je suinte, un peu, c'est trop.Electrifiés, mes pieds gambadent, cadavres, ils sont écorchés, ils sont peu. Sur le torse de GabrielDes balafres signent l'émoiJe suis pas du tout aquarelleMon dieu l'arrosoir...
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Charabia.
Je ne sais pas encore la nuit Je ne veux pas trahir Jamais plus les grands lâches et leurs yeux fous N'auront de mon dos les mimiques sordides Demain comme tous les jours tu te réveilleras Les yeux plongés dans le noir et la bouche étrange et lasse D'avoir...
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Ta mâchoire.
Je suis sous les étoiles Perdue en ce momentEt la même note claireRésonne infiniment Qu'on pardonne à la chouetteSon cri le soir venuComme à mon cœur idiotD'avoir si près tenu Ton visage au long coursEt à la voix perdue Mon beau visage sérieuxOù les eaux...
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Praline et les arbres.
Moi je sors les pieds de sous le hamac et je ne vois que des petites peaux mortes qui ne veulent pas tomber ah mais les coquines. Je les arrache à la spatule mais quelqu'un a volé la spatule et la punition, c'est que personne ne veut la remplacer. J'aurais...
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Mon amour venu d'en bas.
Laisser passer le mois Me laisser passer, moi J’ai joie dans la tête Tout est si bête. Laisser passer ma joie et Revenir chez toi Te prendre dans mon coeur Mon amour venu d’en bas Te prendre dans mes bras Mon amour : tu M’es venu si beau et si chaud,...
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petit poème de mars
J’ai de très grandes visions Délirantes et nouvelles. Le petit jour s’il se lève Tremble à ma fenêtre Enfin! La rue, où crie le vent Vous happe cette garce, et tous les matins, tous les soirs, pas de trêve mais je ne crains pas le défilé des jours puisque...
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Tu peux tout.
Tout t’est possible :tu peux tomber comme une neige évidentepuis te relever lentementtrancher à même la chairdes mains bleuies de froidTu peux tout ;me raconter l’hiveret saigner une colombecourir sur un cheminoù fleurissent des calvaires ;Tu peuxmentir...
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Tic tac.
Je ne pense pas et si je pense C'est à toi. Et si je pense à toi sans doute C'est que tu n'es pas là Non je pèse mes mots Ils ne pèsent rien. Ils sont si légers on dirait Des mots de vent des mots de rien des vagabonds On dirait un long visage qui s'affaisse...
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Eternelle enfant.
Peut-être dans le ruisseau Ta chaussure est tombée Si belle et pleine de trous Et le soleil s'en va Pardonne-moi (et reprenons) Soyons sages si nous chantons Peut-être Qu'à l'heure la plus nette Tu me dessines - moi je le fais Et ta silhouette me fait...
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Bourdonnement.
Si on me pose des questions simples J'y réponds simplement Je ne prends pas longtemps pour répondre et pourtant je me noie. Il y a des collines dans ma tête Qu'un long bourdonnement, et lent Inonde habite et noie Des couleurs hésitantes Comme en ville...
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Truc.
Je me retire en silencePuisque c'est plus sainCe n'est pas parce que jamais dans le jardin les oiseaux ne chantentQue je refuse désormais tous les bruitsEt la montagne s'est fermée pour moi Nous n'avons pas trop d'un visage pour y poser nos peinesEt au...
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Un poème triste et sombre.
Tu ne sais pas mon enfant, tu ne sais pas que le ventD'où vient qu'il chante comme il danse - c'est la nuitDans ton oreille (une conque petite-étrange) ouverte au bruitMais c'est enfin à toi! A toi que l'infini a faitUne grande et douce étoile sous le...
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Douce.
Douce petite chose, Le bruit que tu fais, dans le corps, Est mien. J'ai ce bruit d'oiseaux, de menthe J'ai le bruit en moi des rivages où tu t'allonges car Tu es lascive. Et tu tends le museau. Douce petite chose, j'ai En moi le bruit sec que tu fais...