Oiselet.
27 Mars 2020 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème, #atelier
Quand je dors, je ne pense pas.
Tu roules une hirondelle contre mon corps.
Son duvet, c'est quelque chose comme une pensée.
Tu es un oiselet.
Et quand je dors, je pense à toi. Tu es mon enfant.
Il te reste à naître. Et tu roules, délicate,
Sur le dos des meubles.
Ton corps est moite.
Quand je pense à Dieu, c'est doux, ça reste contre le
Cœur. Tu touches une hirondelle. C'est le mois
De mars, viens tout contre
Ma poitrine.
Et quand je dors, tu roules le long des meubles.
Ça passe doucement et ça se casse contre
La glace. Tu es bleue.
Viens, tout contre mon cœur, je vais te réchauffer.
Il te reste à naître. De longs mois ont passé
Ta poitrine palpite,
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