Listons.
3 Mars 2017 , Rédigé par Les miettes Publié dans #Poème
On reste sans fin face aux pages, que le vent soulève.
Une grande brise nous calme et nous fouette tour à tour.
Nos cheveux tournent et voyagent, habitent mal nos crânes.
Nous sommes des gens de bien, et nous restons immobiles.
Une seule sirène habite désormais le fond de l'océan.
On ira sans doute la voir, on préfèrera sans doute rester.
Au dernier moment, nous serons guéris par l'attente.
L'immuabilité de ta pose me trouble, rien ne change.
Les fortes bourrasques traversent tout l'univers en chantant.
Tu cueilles une fleur et ne la fais pas sécher entre les pages.
Nous serions pourtant venus, et comment, à ton appel.
Qui n'a jamais voyagé ne connait pas le mot de l'histoire.
Nous sommes des gens de bien, et nous pleurons pourtant.
La mort a le visage d'un livre, et l'étreinte légère.
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